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Etude Monde ManpowerGroup « The future for Workers, by Workers »

LES SALARIES, A L’HEURE DU RETOUR SUR LEUR LIEU DE TRAVAIL,  EXPRIMENT DE FORTES ATTENTES vis-à-vis DE LEUR EMPLOYEUR
A l’heure où 46% des salariés interrogés retournent sur leur lieu de travail, certains expriment leurs inquiétudes et comptent sur leur employeur pour faire appliquer les bonnes mesures afin de protéger leur santé au travail. Pour l’immense majorité d’entre eux, la priorité se résume en trois mots : conserver son emploi. Enfin, ils expriment également des attentes fortes en termes de formation, qui, plus que jamais, constitue un levier clé de sortie de crise, et sont très attachés à la flexibilité acquise durant la crise du Covid-19. Alors que la majorité des grands pays continuent de lutter contre cette crise sanitaire sans précédent, les salariés reprennent, au moins en partie, le chemin du bureau. 46 % s’apprêtent à retrouver leur lieu de travail après une période d’activité partielle et/ou de télétravail. Quel est, globalement, leur état d’esprit, comment la crise et le confinement ont-ils affecté l’équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle, comment envisagent-ils l’avenir ? Telles sont, entre autres, les thématiques abordées dans cette étude mondiale, réalisée par ManpowerGroup du 1er au 16 juin 2020 dans 8 pays, et notamment en France, auprès de 1 000 salariés. Parmi les principaux enseignements de cette étude :
  • Une crise aux effets importants, de l’avis de presque tous les actifs
93 % des salariés interrogés dans le monde affirment que la COVID-19 a affecté leur vie professionnelle ou personnelle. Ainsi, 38 % ont travaillé à domicile pendant la crise, 11 % ont été placés en chômage technique. Ce chiffre augmente encore au Royaume-Uni (21 %) et en Italie (19 %). De plus, 33% des répondants ont subi une baisse de salaire, correspondant en grande partie à une diminution des heures de travail (34 %). En France, ce sont également 93% des actifs qui déclarent avoir subi un impact lié à la crise sanitaire. Le télétravail a concerné avant tout les plus diplômés : 90% d’entre eux ont télétravaillé, contre 40% chez les moins diplômés.
  • Retour sur le lieu de travail : entre enthousiasme et inquiétude
45 % des actifs se déclarent inquiets à l’idée de retourner au travail. 35 % reconnaissent même être « tendus » à la perspective d’un retour au bureau. Parmi les plus préoccupés, on trouve les Américains, les Espagnols et les Mexicains, mais aussi les femmes, la génération des 24-39 ans, et les parents de jeunes enfants. En France, lorsqu’on demande aux actifs ce qui les inquiète en particulier, la peur d’une seconde vague se place en tête de leurs préoccupations. En deuxième position, ils citent la crainte de tomber malades, suivie par la peur de contaminer leur famille. Cette dernière crainte est évoquée par 37% des Français interrogés, et même 55% dans le Nord-Est, qui fut l’un des principaux foyers épidémiques. Mais, dans le même temps, 41% des actifs envisagent de façon positive leur retour au travail. En France, l’envie de retourner au travail est essentiellement liée aux motivations suivantes : le désir de sociabilisation (34 %), la collaboration avec les collègues (32%) et la possibilité de mieux séparer vies professionnelle et personnelle (28%). Autant de résultats qui prouvent que pour certains, le travail à distance est synonyme d’isolement. Aujourd’hui, en France, moins de 1% des entreprises prévoient de ne pas faire revenir leurs salariés cette année.
  • De fortes attentes vis-à-vis des employeurs
Dans ce climat inédit, 68 % des actifs se déclarent confiants dans la capacité de leur employeur à prendre les bonnes décisions en matière de travail et de santé. Pour maintenir cette confiance, ils attendent avant tout de leur employeur de la transparence : 73% souhaitent ainsi qu’il explique comment il compte protéger la santé des équipes, avant que quiconque ne retourne au bureau, et 74% qu’il mette en place des règles sanitaires strictes. 71% demandent également à avoir l'assurance que leurs collègues malades resteront chez eux. Pour assurer l’efficacité de ces mesures sanitaires, 4 actifs sur 5 (85 %) se déclarent prêts à subir des contrôles de température et à communiquer leur dossier médical (81 %) à leur employeur.
  • Et demain ? Une volonté avant tout de garder son emploi, mais aussi de se former plus régulièrement et de conserver la flexilibilité dont ils ont bénéficié pendant la crise du Covid-19
Interrogés sur leur vision du travail à moyen et long terme, 43 % des répondants estiment que la crise sonne le glas du travail à plein temps au bureau, et cette évolution semble positive à 50% d’entre eux. Dans ce contexte, leurs priorités pour l’avenir se détachent clairement : en France, pour 91% des sondés, la priorité principale reste de conserver son emploi (ce chiffre atteint 98% chez les 56-74 ans). 87% des répondants aimeraient bénéficier, à l’avenir, de nouvelles opportunités d’apprentissage ou de coaching, notamment à distance. De plus, 80% des répondants jugent prioritaire la mise en place de communications plus régulières de la part de leur Direction. Les attentes vis-à-vis de l’employeur s’expriment donc également sur le long terme, et pas uniquement lors du retour sur le lieu de travail. Enfin, et c’est un autre enseignement de l’étude, une majorité de répondants des 8 pays souhaitent conserver la flexibilité acquise durant la crise du Covid-19. En outre, ils sont plus nombreux à militer pour 2 jours de télétravail par semaine que pour du télétravail à 100%. Côté employeurs, 30% de ceux interrogés projettent de proposer davantage de modes de travail flexibles ou à distance, et 10% d'entre eux comptent proposer à leurs salariés de télétravailler à plein temps.
  • Une particularité française : des actifs moins inquiets que les autres, mais plus réticents à communiquer à leur employeur des éléments personnels.

De tous les pays étudiés, c’est en France que les actifs se montrent le moins inquiets à l’idée d’une deuxième vague épidémique. Du coup, ce sont eux qui se montrent les plus réticents à l’idée de communiquer leurs informations personnelles et médicales à leur employeur, dans le cadre de la mise en place de mesures contre la COVID-19. Autre spécificité de notre pays : ce sont les Français qui pensent le moins que revenir sur leur lieu de travail permettrait de faire progresser leur productivité !

« Ces résultats montrent que les entreprises vont devoir, dans un contexte sanitaire encore incertain, communiquer activement sur les actions qu’elles mettent en œuvre pour que le retour se passe avec sérénité, commente Alain Roumilhac, président de ManpowerGroup France. Transparence, disponibilité et responsabilité seront les maîtres-mots des DRH et managers ces prochaines semaines pour garantir la sécurité et la motivation de leurs collaborateurs. Dans ce contexte, la Qualité de Vie au Travail va donc probablement revenir fortement au cœur de leurs préoccupations. D’autre part, la formation apparaît comme un objectif majeur des actifs : c’est le cas pour 87% d’entre eux. Une attente logique, dans un contexte où leur préoccupation première reste de conserver leur emploi. Là encore, même si chacun doit rester individuellement acteur du développement de ses compétences, cela implique une forte attente vis-à-vis des employeurs ».

METHODOLOGIE Les entretiens ont été menés du 1er au 16 juin 2020 auprès de 1 000 salariés en France et autant en Allemagne, en Italie, au Mexique, à Singapour, en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, dans les langues respectives de chacun de ces pays. Lors de cette enquête, la pandémie de Covid-19 était toujours active, et chacun des pays étudiés en était à un stade différent de sa stratégie de gestion de la crise.
La synthèse de l’étude est disponible ici https://www.manpowergroup.fr/retour-vers-le-futur-du-travail/ Les résultats complets de l’étude sont disponibles ici https://go.manpowergroup.com/futureforworkers
À propos de ManpowerGroup Groupe mondial de services en Ressources Humaines, ManpowerGroup accompagne les entreprises dans leur transformation face à un monde du travail en évolution permanente. Nous sommes un partenaire privilégié pour mener l’ensemble des transformations RH et digitales des entreprises en répondant aux enjeux de flexibilité, de recrutement, de formation, de mobilités professionnelles et d’externalisation. Nous développons des solutions innovantes pour des centaines de milliers d’organisations chaque année, en leur fournissant des talents qualifiés tout en aidant des millions de personnes à accéder à l’emploi dans un large éventail de secteurs d’activité et de compétences. A travers nos marques connectées – Manpower, Experis et Talent Solutions – nous créons une valeur unique pour nos talents et nos clients dans 80 pays et territoires et ce depuis plus de 70 ans. En 2019, ManpowerGroup figure pour la dixième année consécutive parmi les sociétés les plus éthiques au monde. Le Groupe apparaît également au classement Fortune des entreprises les plus reconnues sur le plan international (Fortune’s Most Admired Companies) pour la dix-septième année consécutive positionnant ainsi ManpowerGroup comme l’une des marques les plus dignes de confiance du marché. ManpowerGroup en France, présidé par Alain Roumilhac depuis novembre 2012, emploie 8 200 collaborateurs permanents pour un chiffre d’affaires de 4,9 milliards d’euros en 2019. Retrouvez toute l’actualité de ManpowerGroup France www.manpowergroup.fr - Twitter - LinkedIn
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